Pourquoi je perds mes cheveux à l’approche de la ménopause ?

Publié le 27 juillet 2026 .

Médecine esthétique

La chevelure représente bien plus qu’un attribut esthétique : elle est profondément liée à l’identité féminine, à la confiance en soi et au bien-être psychologique. Or, à l’approche de la ménopause, un nombre croissant de femmes constate avec inquiétude un éclaircissement progressif du sommet du crâne, un élargissement de la raie centrale, une perte de densité et de volume. Comprendre ce qui se passe dans le cuir chevelu offre la possibilité de trouver une solution adaptée.

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Alopécie de la ménopause : ce qu’il faut savoir

Ce phénomène, souvent mal diagnostiqué ou banalisé, correspond dans la majorité des cas à une alopécie androgénétique féminine (FAGA – Female Androgenetic Alopecia), également désignée alopécie à pattern féminin (FPHL – Female Pattern Hair Loss).

L’alopécie androgénétique est la cause la plus fréquente de chute de cheveux non cicatricielle chez la femme (1). Elle touche jusqu’à 50 % des femmes au cours de leur vie, avec une nette augmentation d’incidence après la ménopause (1,2). Cette prévalence élevée contraste avec la rareté des discussions cliniques sur ce sujet dans le cadre du suivi gynécologique de la femme en transition ménopausique.

Comprendre la transition hormonale et son impact sur le follicule pileux

La périménopause désigne la période de transition hormonale qui précède la ménopause, pouvant durer jusqu’à 10 ans avant l’arrêt définitif des règles (1).

Durant cette phase, les fluctuations des œstrogènes, de la progestérone et des androgènes perturbent progressivement l’équilibre hormonal qui régissait jusqu’alors le cycle pilaire.

La cessation de la production ovarienne d’œstrogènes et l’augmentation relative des androgènes impactent directement le follicule pileux, qui est un tissu oestrogéno-sensible(2).

Les œstrogènes jouent un rôle protecteur sur le follicule pileux à plusieurs niveaux : ils prolongent la phase anagène (croissance), stimulent la production de facteurs de croissance locaux (IGF-1, VEGF), et modulent l’activité de la 5-alpha-réductase, enzyme qui convertit la testostérone en dihydrotestostérone (DHT), principal androgène responsable de la miniaturisation folliculaire (1).

Lorsque le taux d’œstrogènes chute, cette protection disparaît, et les follicules génétiquement sensibles aux androgènes au niveau frontal, pariétal et du vertex deviennent vulnérables à l’action de la DHT(1).

Une étude australienne de grande envergure publiée dans eBioMedicine en 2025, portant sur 1 104 femmes âgées de 40 à 69 ans dont les stéroïdes sexuels ont été mesurés, apporte un éclairage nuancé sur l’évolution des androgènes au cours de la transition ménopausique (3).

La testostérone diminue de 25 % entre 40 et 58–59 ans puis remonte légèrement après 60 ans, sans variation liée au stade ménopausique.

La DHEA et l’androstènedione déclinent continuellement avec l’âge (respectivement –33 % et –51 % entre 40 et 69 ans).

L’androstènedione est le seul androgène à varier selon le stade ménopausique, avec une concentration plus basse en post-ménopause qu’en préménopause.

Ces données contredisent l’idée reçue selon laquelle la ménopause élèverait les androgènes.

La vulnérabilité folliculaire observée à la ménopause s’explique donc par la chute de la protection œstrogénique plutôt que par une véritable hyperandrogénie, ce qui renforce le rôle central de la perte d’œstrogènes dans la physiopathologie de la FAGA.

Mécanisme de la miniaturisation folliculaire

La FAGA est caractérisée par une miniaturisation progressive des follicules pileux : les follicules terminaux, producteurs de cheveux épais et pigmentés, se transforment progressivement en follicules vellus, produisant des cheveux fins, courts et dépigmentés — jusqu’à disparaître fonctionnellement (1). Ce processus est irréversible en l’absence de traitement.

Au niveau cellulaire, la DHT se lie aux récepteurs aux androgènes présents dans les cellules de la papille dermique des follicules sensibles, raccourcissant la phase anagène et allongeant la phase télogène (repos), ce qui se traduit cliniquement par une augmentation de la chute et une diminution de la repousse (1).

Chez la femme, la base moléculaire de l’AGA reste encore partiellement indéterminée, contrairement à l’homme où le rôle de la signalisation androgénique est mieux établi(1) Des facteurs génétiques, inflammatoires, fibrotiques et métaboliques concourent également à la pathogenèse (4).

Plus de 380 loci génomiques ont été associés à la susceptibilité à l’AGA dans les études d’association pangénomique(1), confirmant la forte composante héréditaire de cette condition.

Une femme dont la mère ou la grand-mère a présenté une FAGA présente un risque significativement plus élevé.

Présentation clinique et diagnostic

La FAGA se présente différemment de l’alopécie masculine. Les femmes tendent à conserver leur ligne frontale tout en présentant un amincissement diffus au vertex et au sommet du crâne, se traduisant par un élargissement de la raie centrale(1).

On distingue classiquement deux schémas principaux :

  • Le pattern de Ludwig : éclaircissement diffus du vertex en conservant la ligne frontale — stades I à III
  • Le pattern de Olsen (arbre de Noël) : amincissement en forme de triangle à base frontale, plus caractéristique de la ménopause

Le diagnostic repose sur l’examen clinique, complété par la trichoscopie (dermoscopie du cuir chevelu), examen non invasif qui révèle les signes pathognomoniques de l’AGA.

La revue systématique de Kuczara et al. ( J Clin Med , 2024) portant sur 34 études a établi que les signes trichoscopiques les plus fréquents incluent la variabilité du diamètre des tiges capillaires (94,07 % des patients), la présence de poils vellus (66,45 %) et le signe péripilaire (43,27 %)(5).

Deux critères majeurs ou un critère majeur associé à deux mineurs permettent de poser le diagnostic avec une spécificité de 98 % (5).

La sévérité est évaluée par l’échelle de Ludwig (stades I à III) ou l’échelle de Sinclair (stades 1 à 5), cette dernière étant préférée pour le suivi thérapeutique (6).

Un bilan biologique est systématiquement recommandé pour exclure les causes associées : ferritine (< 30 ng/ml est un facteur aggravant), TSH, 25-OH vitamine D, NFS, bilan androgénique (testostérone libre, DHEA-S) (4).

Impact psychologique : une souffrance sous-estimée

L’impact psychologique de la FAGA chez la femme est considérable et fréquemment sous-estimé par les professionnels de santé.

La perte de cheveux affecte significativement l’apparence physique et le bien-être psychologique (1). Des études récentes montrent une prévalence élevée d’anxiété, de dépression et d’altération de l’image corporelle chez les femmes atteintes de FAGA sévère, avec un retentissement sur la qualité de vie comparable à celui de maladies dermatologiques chroniques comme le psoriasis(1).

Ce constat impose une prise en charge holistique, associant le traitement capillaire à un accompagnement psychologique si nécessaire, et une communication médicale bienveillante et informée.

Les options thérapeutiques validées

Face à la pluralité des mécanismes impliqués, les traitements conventionnels ( minoxidil topique, anti-androgènes) montrent des résultats limités et souvent mal tolérés.

La médecine régénérative a ouvert, ces dernières années, des perspectives thérapeutiques particulièrement prometteuses, corroborées par des études scientifiques récentes.

Pour contrer cette involution folliculaire, les protocoles cliniques contemporains visent deux objectifs synergiques : neutraliser le signal androgénique et revitaliser le microenvironnement du follicule pileux.

Les innovations en médecine régénérative permettent aujourd’hui de proposer des traitements hautement spécialisés et personnalisés en clinique.

La Révolution des Exosomes

Les exosomes constituent la quintessence de la biotechnologie cellulaire actuelle. Ces nano-vésicules extracellulaires, purifiées et issues de cultures cellulaires contrôlées, ne contiennent pas de cellules mais transmettent un matériel bioactif d’une densité exceptionnelle : micro-ARN, protéines signalétiques et cytokines spécifiques.

Injectés dans le derme du cuir chevelu, souvent en synergie avec un protocole de microneedling (Dermapen) pour maximiser leur pénétration, les exosomes reprogramment l’activité des follicules en dormance.

Les études translationnelles indiquent qu’ils inversent le phénotype de miniaturisation en réduisant l’inflammation locale péri-folliculaire, une composante histologique clé de l’Alopécie Androgénétique chez la Femme, et en induisant directement la prolifération des cellules souches du bulbe pileux (18).

Les exosomes représentent sans doute la piste thérapeutique la plus prometteuse des cinq prochaines années en trichologie régénérative

La Mésothérapie capillaire potentialisée par les polynucléotides

La mésothérapie classique consiste en des micro-injections intradermiques d’un cocktail nutritif associant vitamines du groupe B, acides aminés et minéraux essentiels pour relancer le métabolisme cellulaire. Cependant, l’avancée majeure réside aujourd’hui dans l’adjonction de polynucléotides.

Ces polymères de nucléotides fractionnés issus d’ADN purifié agissent comme des agents hautement hydrophiles et des stimulants trophiques. Les données scientifiques récentes démontrent que les polynucléotides se lient aux récepteurs d’adénosine A2A, déclenchant une cascade de signalisation qui stimule la prolifération des fibroblastes et des cellules de la papille dermique (7). De surcroît, ils favorisent une néo-angiogenèse vigoureuse, améliorant la microcirculation périphérique indispensable à l’apport d’oxygène et de nutriments vers le bulbe.Dans cette etude  prospective de Thanasarnaksorn et al., publiée dans Archives of Dermatological Research (février 2025), évalue 28 patients atteints d’alopécie androgénétique ayant reçu 4 injections de polynucléotides DOT à 4 semaines d’intervalle. La densité et le diamètre capillaires sont améliorés de façon significative dès le premier mois, avec une progression continue tout au long de l’étude. Satisfaction élevée des patients et des dermatologues évaluateurs.(7)

La revue systématique de Lampridou et al., publiée dans le Journal of Cosmetic Dermatology (2025), synthétise toutes les données disponibles sur les polynucléotides en médecine esthétique et conclut à des résultats prometteurs pour la restauration capillaire.(16)

La seule étude comparative polynucléotides seuls contre polynucléotides combinés au plasma riche en plaquettes (PRP) reste celle de Cho et al. : 40 femmes atteintes de perte de cheveux féminine réparties en deux groupes:

Le groupe plasma riche en plaquettes + polynucléotides obtient +23,2 % de densité et +16,8 % d’épaisseur. Le groupe polynucléotides seuls obtient +17,9 % de densité et +13,5 % d’épaisseur. La combinaison est supérieure pour l’épaisseur (p = 0,031) mais non différente pour la densité. Les deux améliorent significativement par rapport au départ.(17)

Les thérapies autologues : PRP et PRF

Le Plasma Riche en Plaquettes (PRP) et le Plasma Riche en Fibrine (PRF) représentent le fer de lance des thérapies autologues. Obtenus par centrifugation du sang de la patiente, ces concentrés éliminent les hématies pour ne conserver que les plaquettes.

Le PRP : Le plasma riche en plaquettes (PRP) demeure la thérapie régénérative la plus étudiée en trichologie. Une vaste méta-analyse publiée en 2025 dans Dermatology and Therapy , portant sur 43 essais cliniques randomisés et 1 877 participants, confirme que le PRP activé améliore significativement la densité capillaire et réduit la récidive de la chute, avec un profil de tolérance favorable (8).

Par ailleurs, une revue systématique sur PubMed de 2024, analysant 11 études contrôlées entre 2020 et 2024, conclut que la majorité des essais démontre une augmentation de la densité et de l’épaisseur du cheveu chez les patientes traitées par PRP (9).

La méta-analyse de Yuan et al. publiée dans Skin Research and Technology (2024), portant exclusivement sur 21 essais contrôlés randomisés conduits uniquement chez la femme (628 participantes), a démontré une augmentation significative de la densité et de l’épaisseur capillaires dans la perte de cheveux féminine après injection de PRP, avec un profil de sécurité favorable(10).

La comparaison directe entre plasma riche en plaquettes et minoxidil topique a été établie par la méta-analyse de Umar et al. dans Aesthetic Plastic Surgery (novembre 2025), portant sur 9 essais contrôlés randomisés et 451 participants : les deux traitements ont une efficacité équivalente sur la densité capillaire. Le plasma riche en plaquettes peut donc remplacer le minoxidil chez les femmes ne le tolérant pas.(11)

Lors de son injection, les plaquettes se dégranulent et libèrent une concentration massive de facteurs de croissance endogènes, notamment le VEGF (facteur de croissance de l’endothélium vasculaire), le PDGF (facteur de croissance dérivé des plaquettes) et l’EGF. Ces molécules activent la voie de signalisation bêta-caténine/Wnt, indispensable pour initier la phase anagène et inhiber la sénescence programmée du cheveu (12).

Le PRF : Évolution technologique du PRP, le PRF est centrifugé à vitesse ultra-basse sans aucun anticoagulant. Il se forme ainsi une matrice tridimensionnelle de fibrine qui emprisonne les plaquettes et les leucocytes. Cette structure permet une libération prolongée et progressive (sur plusieurs jours) des facteurs de croissance au sein du cuir chevelu, potentialisant l’effet régénératif à long terme.

L’essai contrôlé randomisé le plus récent et le plus robuste est celui de Saeed et al. ( Biological and Clinical Sciences Research Journal , décembre 2024), conduit sur 100 patients atteints d’alopécie androgénétique, répartis aléatoirement entre plasma riche en fibrine injectable et plasma classique, évalués à 6 mois par trichoscopie et photographies standardisées.

Résultat : la densité et l’épaisseur capillaires sont significativement supérieures dans le groupe plasma riche en fibrine (p < 0,001), avec une satisfaction patient plus élevée et moins d’effets indésirables. Les auteurs concluent que le plasma riche en fibrine injectable est plus efficace que le plasma classique.(13)

La revue critique dédiée au plasma riche en fibrine dans l’alopécie androgénétique, publiée par Shrestha et al. dans le Journal of Cosmetic Dermatology (2024), synthétise le mécanisme et les données disponibles, et conclut que le plasma riche en fibrine présente des avantages mécanistiques théoriques sur le plasma classique mais que des essais contrôlés randomisés de grande taille sont nécessaires.(14)

La série de cas de Sharma et al. ( Journal of Cosmetic and Laser Therapy , 2024) portant sur 11 femmes atteintes de perte de cheveux féminine ayant reçu 3 séances mensuelles de plasma riche en fibrine (PRF) injectable par gun de mésothérapie a montré une amélioration significative du nombre de follicules actifs (p < 0,001) et une négativation du test de traction chez toutes les participantes à 3 et 6 mois.(15)

Protocole clinique : 3 séances à J0, J30, J60. Entretien tous les 4 à 6 mois.

Effets indésirables : identiques au plasma classique mais moins fréquents selon les données disponibles.

La greffe capillaire par micro-transplantation FUE

Lorsque le processus d’alopécie a conduit à une fibrose cicatricielle et à la disparition complète des unités folliculaires, les thérapies médicales conservatrices atteignent leurs limites. La transplantation capillaire devient alors la solution de restauration définitive.

La technique de choix chez la femme est la Follicular Unit Extraction ( FUE ) (19). Elle consiste à prélever individuellement les unités folliculaires au niveau de la zone occipitale (la couronne), zone biologiquement programmée pour résister à l’influence de la DHT.

Ces greffons sont ensuite implantés avec une précision millimétrique dans les zones de clairsemance. Chez la femme ménopausée, la réussite de la greffe dépend d’une sélection rigoureuse de la zone donneuse et d’une stabilisation préalable du terrain hormonal et inflammatoire.

L’alopécie androgénétique féminine exacerbée par la périménopause n’est plus une fatalité face à laquelle la médecine reste démunie.

La prise en charge moderne ne repose plus sur une monothérapie isolée, mais sur des protocoles combinés de médecine régénérative (Mésothérapie, Polynucléotides, PRP/PRF, Exosomes) permettant de préparer le terrain cutané, de freiner la chute et de densifier la chevelure, tandis que la greffe FUE pallie les manques structurels définitifs.

Une évaluation anatomique et trichoscopique précise en clinique demeure la clé de voûte pour concevoir un plan de traitement personnalisé, capable de restaurer le capital capillaire et la qualité de vie des patientes.

Sources

  • (1)  Liu Y, Tosti A, Wang ECE, Heilmann-Heimbach S, Aguh C, Jimenez F, Lin SJ, Kwon O, Plikus MV. Androgenetic alopecia. Nat Rev Dis Primers. 2025 
  • (2) Gupta AK, Economopoulos V, Mann A, Wang T, Mirmirani P. Menopause and hair loss in women: exploring the hormonal transition. Maturitas. 2025 
  • (3) Wang Y, Islam RM, Bond M, Davis SR. Testosterone and pre-androgens by age and menopausal stage at midlife: findings from a cross-sectional study. eBioMedicine. 2025
  • (4) Chen Z, Li Y, Zhu X, et al. Androgenetic Alopecia: An Update on Pathogenesis and Pharmacological Treatment. Drug Des Devel Ther. 2025
  • (5) Kuczara A, Waśkiel-Burnat A, Rakowska A, Olszewska M, Rudnicka L. Trichoscopy of Androgenetic Alopecia: A Systematic Review. J Clin Med. 2024
  • (6) Laxmi Iyengar   Male and female pattern hair loss. Can Fam Physician. 2025
  • (7) Wilai Thanasarnaksorn Polynucleotides as a novel therapeutic approach in androgenetic alopecia: an analysis of effectiveness and safety Arch Dermatol Res. 2025 Feb 
  • (8) Eduardo Anitua Platelet-Rich Plasma in the Management of Alopecia: A Systematic Review and Meta-Analysis of Clinical Evidence Dermatol Ther (Heidelb). 2025 
  • (9)  Rúben Lopes-Silva   Platelet-Rich Plasma Effectiveness in Treating Androgenetic Alopecia: A comprehensive Evaluation Cureus. 2025 Jan 
  • (10) Jing Yuan Effectiveness of platelet‐rich plasma in treating female hair loss: A systematic review and meta‐analysis of randomized controlled trials Skin Res Technol. 2024 Aug 
  • (11) Muhammad Umar Comparative Efficacy and Safety of Platelet Rich Plasma (PRP) versus Topical Minoxidil for Androgenetic Alopecia: A Systematic Review and Meta-analysis Aesthetic Plast Surg. 2026 Feb 
  • (12) Natalie Justicz Platelet-Rich Plasma for Hair Restoration Facial Plast Surg Clin North Am
  • (13) RANI N at al COMPARING THE EFFICACY OF INJECTABLE PLATELET-RICH FIBRIN (I-PRF) WITH PLATELET-RICH PLASMA (PRP) IN THE TREATMENT OF ANDROGENIC ALOPECIA 2024 (January-December-Medical and Clinical Sciences)  
  • (14) Samir Shrestha Platelet-rich fibrin: A review of its role as a new treatment in androgenetic alopecia J Cosmet Dermatol. 2024 Aug 
  • (15) Shova Sharma Injectable platelet-rich fibrin for treatment of female pattern hair loss J Cosmet Laser Ther. 2024 Jan-Jun 
  • (16) Smaragda Lampridou The Effectiveness of Polynucleotides in Esthetic Medicine: A Systematic Review J Cosmet Dermatol. 2025 Feb 
  • (17) Si-Hyung Lee Therapeutic efficacy of autologous platelet-rich plasma and polydeoxyribonucleotide on female pattern hair loss Wound Repair Regen. 2015 Jan-Feb 
  • (18) Sanches JG, et al. Exosomes derived from stem cells as a progressive therapy for androgenetic alopecia. J Tissue Eng Regen Med. 2022. PMID: 35864521
  • (19) Mittal A, et al. Hair Transplantation in Female Pattern Hair Loss: An Overview of Assessment and Techniques. J Cutan Aesthet Surg. 2021. PMID: 34566321

Article rédigé par le DOCTEUR HIND BENAKKI

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